Vendredi de la 23ème semaine du Temps Ordinaire

2 Pierre 3, 11-18

L’espérance des cieux nouveaux et de la terre nouvelle

Catéchisme de l’Eglise catholique

Je crois à la vie éternelle, n° 142, p. 223s

          A la fin des temps, le Royaume de Dieu arrivera à sa plénitude. Après le jugement universel, les justes règneront pour toujours avec le Christ, glorifiés en corps et âme, et l’univers lui-même sera renouvelé.

          Alors l’Eglise sera consommée dans la gloire céleste, lorsque, avec le genre humain, tout l’univers lui-même, intimement uni avec l’homme et atteignant par lui sa destinée, trouvera dans le Christ sa définitive perfection.

          Cette rénovation, qui transformera l’humanité et le monde, l’apôtre saint Pierre, dans sa seconde lettre, l’appelle les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Ce sera la réalisation définitive du dessein de Dieu de ramener toutes choses sous un seul chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.

          Dans cet univers, la Jérusalem céleste, Dieu aura sa demeure parmi les hommes. Il essuiera toute larme de leurs yeux ; de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri, de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé.

          Pour l’homme, cette consommation sera la réalisation ultime de l’unité du genre humain, voulue par Dieu dès la création et dont l’Eglise pérégrinante était comme le sacrement. Ceux qui seront unis au Christ formeront la communauté des rachetés, la Cité Sainte de Dieu, l’Epouse de l’Agneau. Celle-ci ne sera plus blessée par le péché, les souillures, l’amour propre, qui détruisent ou blessent la communauté terrestre des hommes. La vision béatifique, dans laquelle Dieu s’ouvrira de façon inépuisable aux élus, sera la source intarissable de bonheur, de paix, de communion mutuelle.

          L’attente de la terre nouvelle, loin d’affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller : le corps de la nouvelle famille humaine y grandit, qui offre déjà quelque ébauche du siècle à venir. C’est pourquoi, il faut soigneusement distinguer le progrès terrestre de la croissance du règne du Christ, ce progrès a cependant beaucoup d’importance pour le Royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société humaine.

          Tous les fruits de la nature et de notre industrie, nous les retrouverons purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père le Royaume éternel. Dieu sera lors tout en tous dans la vie éternelle.