Bienvenue

COMMUNIQUÉ

Du DIMANCHE 20/09 SOIR  au SAMEDI 26/09 SOIR

 

LA COMMUNAUTE NE RECOIT PAS AUCUN OFFICE

N’EST CELEBRE DANS L’EGLISE

JUSQU’AUX VEPRES DU SAMEDI 26/09 A 18H30

SEUL LE MAGASIN EST OUVERT CHAQUE JOUR

de 10 h 00 à 11 h 30

de 14 h 30 à 17 h 45

 

Cher(e)s ami(e)s
En ces jours plus spécialement consacrés à la prière pour « la création »
selon l’invitation du Pape François et d’autres responsables religieux,
le thème de l’eau nous a paru être pertinent pour ce mois de septembre.
Soyez remerciés de votre fidélité à recevoir cette proposition de prière
et de constituer ainsi un maillon de la grande chaîne des priants pour
la paix.
avec toute notre amitié,
fr. Joël et l’équipe de rédaction

 

A vous tous qui cherchez la paix en ce mois de septembre 2020

Demain y aura-t-il de l’eau pour tous ?

 

        Face à la sécheresse et aux changements climatiques, le gouvernement  français a donné le feu vert pour la création de retenues d’eau, à l’usage des agriculteurs. Les préfets doivent engager une concertation avec les écologistes afin d’atteindre un équilibre entre besoins et ressources disponibles, en respectant la bonne fonctionnalité des systèmes aquatiques, dans l’espoir d’empêcher les situations conflictuelles telles que celles rencontrées à Sivens (où on déplore la mort d’un zadiste lors d’une opération d’évacuation), à Caussade ou dans les Deux-Sèvres. Pour France Nature et Environnement, les barrages ont un impact sur la biodiversité et habituent les agriculteurs à utiliser plus d’eau que la nature ne peut en livrer … il faut construire une nouvelle politique de sobriété, en particulier par la diversification des cultures qui permettent de réduire les pics de prélèvements d’eau et ces barrages favorisent un sentiment erroné d’opulence de la ressource (Laurent Radisson).

  A l’origine de la vie, l’eau est une ressource essentielle de la nature, vitale pour tous les êtres vivants .Dans leur dernier ouvrage de la série carnets d’alerte, la journaliste Juliette Duquesne et le paysan-philosophe Pierre Rabhi ont mené l’enquête sur «  L’eau que nous sommes. Un élément vital en péril » (Presses du Châtelet, 2018). 

90 % de l’eau douce consommée dans le monde est destiné à l’agriculture. Cette dernière nous nourrit, mais il est essentiel de se poser la question : pour quelle agriculture ? L’agriculture industrielle est la première consommatrice d’eau et n’est malheureusement pas remise en cause dans sa gestion de l’eau. En France par exemple, presque toutes les nappes phréatiques sont aujourd’hui polluées par les nitrates et les pesticides en raison des traitements chimiques agricoles. Nous  pouvons gérer durablement la consommation d’eau en pratiquant une agriculture biologique, en agro écologie ou permaculture. Le poids de l’agriculture est énorme, même par rapport à la consommation domestique ou industrielle. Par exemple, l’agriculteur agronome, Benoît Biteau, pratique la polyculture avec l’agroforesterie, alors que son père cultivait du maïs irrigué. En convertissant son exploitation, il a réussi à économiser l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 7 000 habitants par an ! Les pratiques agro écologiques permettent de multiplier de 5 à 10 fois la capacité de rétention des sols. Il y a donc des solutions, même si dans les zones semi-arides, cela met un peu plus de temps. Les rares sources qui sont préservées en France, sont celles où il y existe des accords avec les agriculteurs environnants qui cultivent en bio ; parce qu’ils n’ont pas le droit de traiter les sols. Dans ces zones, il n’est pas nécessaire de dépolluer l’eau. Or les mesures préventives coûtent jusqu’à 87 fois moins cher à mettre en place que les traitements de l’eau après contamination. Certains pensent, également, que l’on n’a pas forcément besoin de technologie pour mieux gérer l’eau, il faut pouvoir réutiliser les savoir-faire traditionnels, notamment pour les aménagements durables…

Il existe une tendance à vouloir imposer la même gestion de l’eau partout dans le monde. On impose une gestion occidentale de l’eau, sans prendre en compte le contexte local. On a, par exemple, essayé de mettre le goutte-à-goutte partout pour consommer moins d’eau. Et parfois on a installé des cultures qui n’étaient pas appropriées aux lieux. Par exemple, au Maroc on a planté des fruits et légumes destinés à l’exportation qui n’étaient pas adaptés aux sols locaux. Le goutte-à-goutte n’a pas permis d’économiser de l’eau, au contraire. Dans certains cas, il vaut mieux encourager les savoir-faire locaux avec des systèmes traditionnels de récupération d’eaux de pluies, de diguettes et de nombreuses techniques ancestrales. 

Beaucoup de chercheurs préconisent aussi de ne pas mettre en place le modèle du tout tuyau par exemple. En France nous avons plus d’un million de kilomètres de tuyaux sous nos pieds : c’est un investissement et entretien énorme. Est-ce approprié à tous les pays ? Il semble que non. Dans de nombreux pays, on livre par exemple l’eau potable à domicile et l’eau grise du robinet est utilisée uniquement pour se laver et pour les besoins domestiques. La gestion du tout tuyau est encouragée par les multinationales de l’eau qui ont impulsé cette gestion. Aujourd’hui ce modèle est remis en cause. L’eau est une ressource naturelle reconnue comme un droit fondamental par l’ONU. D’après une enquête, c’est que si la ressource en eau est gratuite, c’est la gestion de l’eau qui est privatisée et souvent entre les mains de multinationales qui maîtrisent tout, comme Veolia et Suez, deux géants français de l’eau à l’échelle internationale qui imposent leur façon de gérer l’eau. Des enquêtes ont aussi révélé beaucoup d’affaires de lobbying, de contrats douteux et de corruption… Or les communes ne sont pas toujours bien armées pour déchiffrer les contrats complexes et démasquer les surfacturations par exemple. Certaines associations réclament des audits pour mettre en place un contre pouvoir. Des personnes comme le journaliste Marc Laimé, spécialiste des questions liées à l’eau, Jean-Luc Touly, porte-parole de l’ACME (Association pour le Contrat Mondial de l’Eau) conseillent parfois les collectivités locales .L’idée est de ne pas laisser la gestion de l’eau entre les mains de multinationales. Il est possible de faire autrement car la ville de Paris par exemple, est repassée en gestion municipale en 2010 et le prix de l’eau a baissé de 8% dès 2011. Cela évite les dividendes et les salaires disproportionnés  trop souvent disproportionnés.

Les quelque 60 chercheurs, agriculteurs et acteurs de  la société civile interrogés pour ce livre le rappellent avec force : L’eau est indispensable à la vie. Chaque jour dans le monde, près de  mille enfants de moins de 5 ans meurent d’avoir bu de l’eau insalubre.  Objet des convoitises de sociétés multinationales, l’eau est un bien  commun qui nécessite une gestion collective. Comment la consommer de  façon plus sobre, écologique, équitable et locale ? 

Pour Maude Barlow, (cofondatrice du projet Planète Bleue, conseillère pour les questions de l’eau auprès du Président de l’ONU), les multinationales veulent privatiser cette ressource vitale et favoriseraient ainsi une élite de l’eau. Dans un tel scénario, l’eau ne serait plus disponible que pour ceux qui  en auraient les moyens !  Une convention internationale pour le droit à l’eau  est plus que jamais nécessaire pour exiger que l’eau propre soit accessible à tous sur une base non lucrative …

Prière, 

Seigneur nous te prions comme nous y invite St François d’Assise dans son cantique de Frère Soleil, « Loué sois-tu, Seigneur, pour notre sœur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste. » afin que tout les êtres humains apprennent à respecter la création et à en prendre soin comme don de Dieu, qu’ils puissent avoir accès à l’eau reconnue comme un droit fondamental.

 

 

PRIONS LES UNS POUR LES AUTRES, rendons grâce pour le don de Dieu

 

Vous pouvez nous laisser votre intention de prière en cliquant ici