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COMMUNIQUÉ

 

Le magasin sera ouvert du:

MARDI AU SAMEDI

MATIN : 10h30 à 11h45

APRÈS-MIDI : 14h30 à 17h45

DIMANCHE

MATIN : 11h15 à 12h15

APRÈS-MIDI : 14h30 à 17h45

FERMÉ LE LUNDI MATIN

Nous demandons que les conditions sanitaires nécessaires soient remplies, en particulier l’utilisation d’un masque.

 

Messe de la semaine à 09h 30

Messe du Dimanche à 10h 00

Capacité d’accueil de 40 personnes, l’utilisation de masques est obligatoire. Merci de respecter la distanciation sociale et d’apporter votre masque.

Par contre l’hôtellerie n’ouvrira pas ses portes avant le 11 juillet, fête de Saint Benoît. Les conditions d’accueil seront précisées dans le courant du mois de juin.

 

Merci de votre compréhension.

 

HOMÉLIE

19° Dimanche TO (A)

 

N’ayez pas peur ! Depuis un certain soir d’octobre 1978, ces mots prononcés par celui qui venait d’être élu pape et avait pris le nom de Jean-Paul II, n’ont cessé d’être repris par ses successeurs. Si Jésus lui-même dit à ses disciples : N’ayez pas peur ! C’est que la peur est omniprésente dans nos vies humaines. Chacun d’entre nous, avec des nuances liées à son tempérament, sans doute aussi selon son degré de foi, est habité par des peurs… La pandémie qui touche notre monde actuel est anxiogène et suscite biens des peurs. Entre les prophètes de malheur, les avis quelque peu divergents des scientifiques, l’insouciance des autres, quelles paroles et quels actes pourraient apaiser nos peurs ? Au delà de cette pandémie, les mutations profondes que connaît notre monde actuel ont de quoi nous faire peur. Evoquons seulement le rapport au corps et le rapport au réel. Que deviendra le corps humain avec les progrès des nanotechnologies ? comment nous situer en vérité dans un monde de plus en plus virtuel ? La Prole de Dieu peut-elle nous aider à conjurer les menaces que présentent ces mutations ?

La peur ! C’est la situation des disciples ; ils sont dans la barque depuis le soir, à une bonne distance de la terre –précise le texte, la barque est battue par les vagues car le vent était contraire. Et ça dure plusieurs heures, ce n’est qu’ à la quatrième veille du matin, c’est-à-dire vers 3 heures, qu’un événement nouveau arrive : Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. Loin de faire cesser leur peur, la proximité de Jésus leur fait pousser des cris ! Retentit alors la parole de Jésus : confiance, c’est moi, n’ayez pas peur !

Remarquons que ce ne sont pas les coups de vent ou l’agitation de la mer qui font peur à ces marins-pécheurs, c’est la vue de Jésus. Et c’est la parole de Jésus qui va faire cesser leur peur. La rencontre avec Jésus nous ferait-elle peur, à nous aussi ?  Qui est Jésus pour nous ? Quel crédit accordons-nous à sa parole dans nos vies  surtout quand peurs et inquiétudes de toute sorte nous assaillent et parfois nous submergent ?

Ce récit projette deux belles lumières, l’une sur la prière, l’autre sur la confiance.

* sur la prière d’abord : alors que les disciples ont commencé leur sortie en mer et que celle-ci s’agitait, Jésus avait gravi la montagne et, à l’écart il priait.  Pendant les moments difficiles que nous connaissons, toutes ces tempêtes où il nous semble que nous sommes seuls à nous battre et nous débattre, Jésus prie. Jésus continue de prier pour nous, d’intercéder pour nous auprès de son Père et il nous demande de ne pas Le laisser seul dans sa prière. Voilà qui peut nous conforter quand la prière est difficile : savoir que Jésus ne cesse de prier pour nous.

* la seconde lumière de ce récit donne un contenu bien concret à la confiance. Jésus le dit clairement aux disciples : confiance, c’est moi, n’ayez pas peur. L’échange de paroles entre Jésus et Pierre nous montre bien que la confiance n’est jamais facile. Souvent partagés nous aussi entre la confiance et le doute, nous voulons des preuves et même quand nous les avons, cela ne suffit pas. Le comportement de Pierre est instructif : dès qu’il se regarde lui-même ou qu’il regarde les éléments contraires et menaçants, il coule. Quand Jésus dit : viens, la réponse exige de ne plus regarder que Lui, Jésus. Faire confiance, c’est ne pas douter.

Rendons-nous enfin attentifs au geste de Jésus qui, en réponse au cri de Pierre Seigneur sauve-moi, aussitôt étendit la main et le saisit. Sa main, Jésus l’a déjà tendue à la belle-mère de Pierre, à la fille de Jaïre, à l’aveugle de Bethsaide, elle a touché le lépreux, il l’a ouverte sur la croix et par elle il a saisi les prisonniers de la mort les faisant remonter des enfers.

Si nous croyons que la main du Seigneur est sur nous comme le chantent tant de psaumes, plus de raison d’avoir peur :

encore faut-il la saisir, c’est cela la prière,

et surtout  ne plus la lâcher, c’est cela la confiance.

Fr. Joël

 

PRIONS LES UNS POUR LES AUTRES, rendons grâce pour le don de Dieu

 

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