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	<title>Abbaye de Tournay</title>
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		<title>6° samedi de Paques</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 19:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[La ressource des profondeurs

Saint Jean Chrysostome
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La ressource des profondeurs</p>
<p>Saint Jean Chrysostome<br />
Homélie 1 sur la Pentecôte 4 ; P. G. 50,458-459.</p>
<p>Si le Saint-Esprit n&#8217;existait pas, nous ne pourrions pas prier Dieu, qui est fidèle, car nous disons : « Notre Père qui es aux cieux » (Mt 6, 9). Or, comme nous ne pourrions pas appeler Jésus : notre Seigneur (Co 12, 3), de même nous ne pourrions pas appeler Dieu : notre Père. Qui le prouve ? L&#8217;apôtre, là où il dit : &#8211; Parce que vous êtes enfants, Dieu a envoyé dans vos cœurs l&#8217;Esprit de son Fils qui crie : « Abba, Père ! » (Ga 4, 6). C&#8217;est pourquoi, quand vous invoquez le Père, rappelez-vous qu&#8217;il a fallu que l&#8217;Esprit ait touché votre âme, pour que vous fussiez jugés dignes d&#8217;appeler Dieu de ce nom. (&#8230;)<br />
Si l&#8217;Esprit Saint n&#8217;existait pas en celui qui est notre commun Père et Docteur, et par le prêtre tout à l&#8217;heure monté à la tribune sainte, qui vous a donné à tous la paix, vous ne lui auriez pas répondu tous d&#8217;une même voix : « Et avec votre Esprit ». C&#8217;est pourquoi, non seulement quand il monte à l&#8217;autel ou s&#8217;entretient avec vous, ou prie pour vous, ou vous fait entendre cette parole, mais encore quand il se tient auprès de cette table sainte, quand il est sur le point d&#8217;offrir ce sacrifice redoutable (les initiés le savent), il ne touche pas les offrandes avant d&#8217;avoir imploré pour vous la grâce du Seigneur, avant que vous lui ayez répondu : « Et avec votre Esprit ».<br />
Cette réponse même vous rappelle que Celui qui est là ne fait rien par lui-même, car les dons qu&#8217;on attend ne sont nullement des ouvrages de l&#8217;homme. C&#8217;est la grâce présente de l&#8217;Esprit, descendu sur vous, qui accomplit seule ce sacrifice mystique. Sans doute, il y a là un homme bien présent, mais c&#8217;est Dieu qui agit par lui. Ne vous attachez donc pas à ce qui frappe vos yeux, mais concevez la grâce invisible. Rien ne vient de l&#8217;homme dans ce qui s&#8217;accomplit au sanctuaire. Si l&#8217;Esprit n’était pas présent, l’Église serait inconsistante. Là où elle est consistante, point de doute, l&#8217;Esprit Saint est là.</p>
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		<title>6° vendredi de Paques</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 19:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Celui qui achève

Jean Mouroux
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Celui qui achève</p>
<p>Jean Mouroux<br />
Je crois en toi, p. 82-85.</p>
<p>Le rôle propre du Saint-Esprit dans la vie chrétienne &#8211; correspondant à sa place dans la vie trinitaire -, c&#8217;est d&#8217;être Celui qui achève ; et c&#8217;est ainsi que notre Seigneur nous l&#8217;a promis dans le discours après la Cène. L&#8217;Esprit achèvera donc la personnalité chrétienne. Et s&#8217;il est vrai qu&#8217;une personnalité s&#8217;épanouit par la conscience de soi, la possession de soi et le don de soi, le rôle propre de l&#8217;Esprit est de réaliser ce développement.<br />
C&#8217;est par lui, en effet, que nous prenons conscience de notre être de grâce et de notre personnalité chrétienne ; par lui que, malgré les forces charnelles, nous arrivons à nous délivrer et à nous posséder ; par lui, enfin, l&#8217;Amour vivant et personnel du Père et du Fils, que nous nous donnons à Dieu dans la charité.<br />
Par suite, c&#8217;est dans la docilité humble et courageuse à l&#8217;Esprit &#8211; « au Paraclet qui nous accorde à Dieu », comme dit saint Irénée &#8211; que se formera la personnalité spirituelle, et tout l&#8217;aspect passif de la vie de foi trouve ici son explication essentielle. La tradition est, on le sait, hésitante et divergente, sur le classement et le rôle des dons en la matière ; mais elle est décisive sur ce point précis et essentiel, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de vie chrétienne pleine en dehors d&#8217;une emprise de plus en plus totale de l&#8217;Esprit et d&#8217;une docilité de plus en plus profonde à cet Esprit. Maîtrise et docilité qui entraînent un certain nombre d&#8217;effets essentiels, fortement soulignés : discernement spirituel, pénétration dans le mystère divin, aspiration à Dieu, liberté délivrée : « C&#8217;est l&#8217;Esprit, nous dit saint Basile, qui élève les cœurs, prend par la main les faibles, rend parfaits ceux qui progressent ». Bref, c&#8217;est lui qui nous rend vraiment personnes, en nous rendant vraiment images de Jésus Christ.</p>
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		<title>Ascension du Seigneur, 3° lecture</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 19:45:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[En haut les cœurs

Saint Augustin
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En haut les cœurs</p>
<p>Saint Augustin<br />
Sermon Morin Guelferbytanus 20, PLS 2, col. 589 et s.</p>
<p>Aujourd’hui, nous célébrons la montée du Seigneur au ciel avec sa chair de Ressuscité. Anniversaire solennel qui ne rappelle pas un fait du passé, mais en rénove la mémoire. Pour le moment, montons avec lui de cœur, assurés que nous sommes de le suivre, nous aussi, par la chair. Ce n’est donc pas sans raison que nous avons entendu à l’instant : « En haut les cœurs », et ce n’est pas sans cause que l’Apôtre nous exhorte par ces mots : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, là où le Christ est assis à la droite de Dieu, goûtez les choses d’en haut et non celles de la terre ». Élevez-vous au-dessus de la terre ! Le corps ne le peut, mais l’âme le veut. Élevez-vous au-dessus de la terre ! Sur la terre, endurez des peines, au ciel, pensez au repos ! Ici, agissez bien pour demeurer toujours là !<br />
Que chacun élève en haut ce qu’il a de plus précieux. (…) Cet esprit, qui t’a fait choisir ce que tu as entendu par ma parole, crois qu’il est dans le Verbe de Dieu. Ceci, tu l’entends et tu le fais quand on te dit : « En haut les cœurs ! ». Pense au Christ assis à la droite du Père, pense qu’il viendra juger les vivants et les morts. Que ta foi le pense. La foi est dans l’esprit, la foi réside au fond du cœur. Celui qui est mort pour toi, vois-le : regarde-le monter, aime-le quand il souffre ; regarde-le monter, embrasse-le quand il meurt. Pour une telle promesse, tu as un gage : ce que t’a promis le Christ. Ce qu’il accomplit aujourd’hui, son ascension, est pour toi une promesse. Nous devons espérer que nous aussi, nous ressusciterons et monterons dans le Royaume de Dieu, et là, nous serons toujours avec Dieu, victorieux pour toujours, nous réjouissant sans aucune tristesse, y demeurant sans peine. Et là, on ne te dira plus : Garde-toi du mal, mais : Tiens le bien.<br />
Dieu te l’a promis. Pour que tu croies que tu monteras avec moi, dit-il, avant je suis descendu vers toi ; et pour que tu croies que tu vivras par moi, avant je suis mort pour toi.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ascension du Seigneur, 2°lecture</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 19:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mystère de Christ est aussi le nôtre

Cardinal Henri de Lubac
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mystère de Christ est aussi le nôtre</p>
<p>Cardinal Henri de Lubac<br />
Paradoxes, Éditions du Livre français, 1946, p. 76-80.</p>
<p>Ce qui s&#8217;est accompli dans la tête doit s&#8217;accomplir aussi dans les membres. Incarnation, mort et résurrection : c&#8217;est enracinement, détachement et transfiguration. Pas de spiritualité chrétienne qui ne comporte ce rythme à trois temps. Nous avons à faire pénétrer le christianisme au plus profond des réalités humaines, mais ce n&#8217;est pas pour l&#8217;y laisser perdre au dénaturer. Ce n&#8217;est pas pour le vider de sa substance spirituelle. C&#8217;est pour qu&#8217;il agisse dans l&#8217;âme et dans la société comme un ferment soulevant toute la pâte, c&#8217;est pour qu&#8217;il surnaturalise tout. C&#8217;est pour qu&#8217;au cœur de tout il mette un principe nouveau; pour qu&#8217;il fasse partout entendre l&#8217;exigence et l&#8217;urgence de l&#8217;appel d&#8217;en haut. (&#8230;)<br />
Nous ne voulons pas d&#8217;une religion qui soit « à côté de la vie ». C&#8217;est très bien. Mais qu&#8217;est-ce que la vie ? Il faut la prendre tout entière. Quelle vie serait digne de notre amour et de nos soins, qui n&#8217;irait rejoindre la vie éternelle ? Nous voulons une religion « incarnée », et c&#8217;est encore très bien. Nous la voulons tout entière, en toutes ses démarches, sous le signe de l&#8217;Incarnation. Ne soyons pas logiques à demi, mais suivons jusqu&#8217;au bout la voie où l&#8217;Incarnation nous engage. Ne brisons pas le rythme des mystères chrétiens qui s&#8217;appellent et s&#8217;enchaînent l&#8217;un l&#8217;autre. Le Verbe de Dieu, en s&#8217;incarnant, pose le premier acte d&#8217;une série infrangible, qui se poursuit par la mort, la résurrection et enfin l&#8217;ascension. (&#8230;) Mais, comme nous sommes terriblement et presque incurablement charnels, la résurrection même du Sauveur risquait d&#8217;être par nous mal comprise. A la résurrection succède donc l&#8217;ascension, destinée à nous en montrer le sens et à nous forcer enfin à porter nos regards en haut, à dépasser l&#8217;horizon terrestre et tout ce qui est de l&#8217;homme en son état naturel. Ainsi la leçon de l&#8217;ascension ne contredit pas la leçon de l&#8217;incarnation : elle la prolonge, l&#8217;approfondit. Elle ne nous place pas en deçà ou à côté de la vie humaine : elle nous oblige à l’accomplir en nous faisant viser au delà. </p>
]]></content:encoded>
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		<title>6° mercredi de Paques</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 19:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui pourra dire l’amour de Paul

Saint Aelred de Rievaulx
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur Ac 21,40-22,21<br />
Qui pourra dire l’amour de Paul</p>
<p>Saint Aelred de Rievaulx<br />
Sermon pour Saints Pierre et Paul. Éditions Soleil Levant, 1960, p. 136.</p>
<p>Quel amour fut celui de Paul quand, aux Juifs qui le persécutent, le frappent, et le lapident, il s&#8217;efforce de rendre service par la prière, puisque la correction est ici inutile : « Frères, dit-il, l&#8217;élan de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c&#8217;est qu&#8217;ils soient sauvés ». Âme plus sublime que le ciel, plus brillante que le soleil, âme de feu ! Ne peut-on dire que le cœur de Paul est le lieu de la bonté, la demeure de la miséricorde, le siège de la charité ?<br />
Ce n&#8217;est plus Paul qui agit en Paul ; car de même que nous appelons Dieu, ce qui participe de Dieu, ainsi, par sa participation à l&#8217;amour du Christ, le vrai nom de Paul, c&#8217;est la charité. (&#8230;)<br />
Il aimait tellement le Christ qu&#8217;il ne voulut plus porter le nom qu&#8217;il avait lorsqu’il Le persécutait. Comme il avait répudié l&#8217;âme du persécuteur, il voulait en rejeter aussi le nom. Lorsque le Christ eut gagné son cœur par la douceur, il se mit à avoir honte de son passé et du nom qu&#8217;il portait. Qui pourra jamais comprendre et exprimer à quel point Paul a aimé Notre Seigneur ? Il avait sans cesse ce doux Nom du Christ dans son cœur et sur les lèvres.<br />
Ne semble-t-il pas qu&#8217;il ne puisse rien dire sans mentionner ce Nom ? Lorsque vous lisez ou entendez ses lettres, c&#8217;est presque à chaque verset qu&#8217;il ajoute : « Dans le Christ Jésus », « Avec le Christ Notre Seigneur », « Par le Christ Jésus Notre Seigneur ».<br />
Auparavant, il se réjouissait lorsqu&#8217;il pouvait enchaîner, emprisonner ou lapider des disciples du Seigneur ; mais, aujourd&#8217;hui, il se glorifie, au contraire, d&#8217;endurer lui-même tous ces mauvais traitements. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il déclare : « C&#8217;est dans mes faiblesses que je me complais, dans les détresses, dans les angoisses endurées pour le Christ Jésus » (2 Co 12, 10).</p>
]]></content:encoded>
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		<title>memoire de saint Pacome</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 19:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Aimons-nous les uns les autres

Saint Pacôme
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aimons-nous les uns les autres</p>
<p>Saint Pacôme<br />
Catéchèse pour un moine rancunier. Œuvres de Pacôme, p. 11-21.</p>
<p>Mon fils, sois sage, accepte la vraie doctrine. Sois patient afin d’être admis dans la légion des saints. Pourquoi te fâches-tu quand un frère te dit une parole déplaisante, pourquoi deviens-tu pour lui comme un fauve ? Le Christ est mort pour toi, tu ne t’en souviens donc pas ? (&#8230;)<br />
Ne sois donc en difficulté avec personne, car celui qui s’oppose à son frère se fait l’ennemi de Dieu ; et celui qui est en paix avec son frère est en paix avec Dieu. N’as-tu donc pas appris que rien n’est supérieur à la paix qui fait que chacun aime son frère ? Quand bien même tu serais pur de tout péché, si tu n’aimes pas ton frère, tu te fais étranger à Dieu, car il est écrit : “Cherchez la paix et la pureté” ; ces deux vertus sont liées ensemble. Si le Seigneur nous a ordonné d’aimer nos ennemis, de bénir ceux qui nous maudissent et de faire du bien à ceux qui nous persécutent, ne serons-nous pas en grand danger si nous nous haïssons les uns les autres, si nous haïssons ces frères qui nous sont unis ; car ce sont des fils de Dieu, les rameaux de la vraie vigne, les brebis du troupeau spirituel qu’a rassemblé le Fils unique de Dieu, vrai pasteur qui s’est offert en sacrifice pour nous ! (&#8230;)<br />
Vous savez, mes bien-aimés, que nous avons revêtu le Christ, bon et ami des hommes ; ne nous en dépouillons pas en raison de nos œuvres mauvaises. Luttons, mes bien-aimés, afin de recevoir la couronne préparée ; le trône est apprêté, la porte du royaume est ouverte. « À celui qui vaincra, je donnerai la manne cachée ». Si nous luttons et vainquons les passions, nous régnerons éternellement ; mais si nous sommes vaincus, nous aurons des regrets et verserons des larmes amères. Combattons-nous nous-mêmes, aujourd’hui, tant que la pénitence est à notre portée, revêtons-nous de mortification, et nous nous rénoverons dans la pureté. Aimons les hommes et nous serons aimés de Jésus, ami des hommes.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>fete de saint Matthias, 3° lecture</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 19:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Le don d’une foi adulte

Cardinal John Henry Newman
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le don d’une foi adulte</p>
<p>Cardinal John Henry Newman<br />
P.P.S, volume VII, n°8, p. 103-104. </p>
<p>Christ était parti. Les Apôtres, possédaient, certes, la joie et la paix, plus encore que lorsque Jésus était avec eux. Mais justement, ce n’était plus désormais une joie « comme le monde la donne » (Jn 14, 27). C’était sa joie à Lui, née de la souffrance. Ce fut cette joie que Matthias reçut en lui quand on fit de lui un Apôtre du Seigneur. Les autres avaient été choisis, pour ainsi dire dans leur enfance. Héritiers, certes, du Royaume ; mais encore sous des tuteurs et des intendants.<br />
Tout Apôtres qu’ils fussent, ils ne comprenaient pas encore la portée de leur vocation. Ils gardaient en eux des pensées d’ambition humaine, des désirs de richesse ; et on les acceptait ainsi, pour un temps (&#8230;).<br />
Saint Matthias, lui, entra d’emblée dans l’héritage ; dès son élection, il prit en charge, avec les pouvoirs d’Apôtre, la rançon de l’apostolat. Aucun rêve de réussite terrestre ne pourrait, en effet, effleurer ce trône qui s’élevait sur la tombe d’un disciple passé au crible et déchu, à l’ombre de la Croix de Celui qu’il avait trahi. Oui, saint Matthias peut bien dire aujourd’hui les paroles du Seigneur : « Chargez-vous de mon joug ; mettez-vous à mon école » (Mt 16, 22).<br />
Ce joug, Matthias l’a porté. Dès son élection il a pris le joug du Seigneur. Embarqué, sans délai, dans cette aventure, il y a trouvé la joie. Christ rend léger ce joug, sans en faire autre chose, pourtant, qu’un joug. C’est la grâce du Christ qui le rend aisé. Car il garde son austérité ; c’est une Croix. Aussi, quand Christ lui annonça qu’Il devait souffrir, Pierre s’écria : « Loin de Toi, Seigneur ! » (Mt. 16, 22). Voilà la réaction d’un homme qui n’était encore qu’un enfant dans la grâce. A lui aussi l’amour devait conférer la trempe spirituelle d’une foi adulte.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>fete de saint Matthias, 2° lecture</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 19:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Un témoin choisi par l’Esprit

Saint Jean Chrysostome
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un témoin choisi par l’Esprit</p>
<p>Saint Jean Chrysostome<br />
Homélie sur les actes des Apôtres, III, 3. Œuvres, t. VIII, p. 578-579.</p>
<p>« Il faut, dit saint Pierre, que ce soit l’un de ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur a vécu au milieu de nous » (Ac 1, 21). Remarquez avec quel soin Pierre veut des témoins oculaires, bien qu’il sache que l’Esprit Saint doit être envoyé et qu’il attache à ce don une grande importance. Il précise avec raison le temps de la présence de Jésus, car l’Esprit Saint leur avait déjà révélé les mystères qui s’étaient accomplis devant eux et qui échappaient encore à la connaissance des hommes.<br />
Il n’exige pas explicitement un témoin des miracles de Jésus Christ, mais un témoin de sa Résurrection. En effet, il aurait le droit à être cru sur tous les autres faits, celui qui pouvait dire : « Ce Jésus, qui a bu et mangé avec nous, qui a été crucifié, C’est le même qui est ressuscité » (Ac 2, 22-23). Pierre ne demande de choisir qu’un disciple qui témoigne avec assurance de la Résurrection du Seigneur.<br />
« Alors, ils en présentèrent deux, Joseph Barsabbas et Mathias »  (Ac 1, 23). Pourquoi pas un plus grand nombre ? Pour ne pas augmenter le trouble des esprits, et circonscrire l’élection. Et pourquoi ne placer Matthias qu’au second rang dans le récit ? Ce n’est pas sans raison : c’est que souvent, celui qui paraît prééminent devant les hommes est en réalité bien petit devant Dieu.<br />
Aussi se mettent-ils immédiatement en prière, disant à Dieu que c’est Lui seul qui connaît le cœur des hommes. Lui seul doit opérer le choix. Aussi prient-ils avec une entière confiance, sachant bien que Dieu sait tout par avance et a déjà fait l’élection. En tirant le nom de l’élu au sort, ils s’en rapportèrent à ce signe de la volonté de Dieu, se jugeant eux-mêmes indignes d’élire celui qui doit devenir le douzième Apôtre du Seigneur. Ce fut Matthias que Dieu choisit.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>6° dimanche de Paques, 3° lecture</title>
		<link>http://www.abbaye-tournay.com/2012/05/6-dimanche-de-paques-3-lecture/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 19:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme je vous aimés

Joseph L’Hésychaste]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur Jn 15,9-17<br />
Comme je vous aimés</p>
<p>Joseph L’Hésychaste<br />
Lettres spirituelles : L&#8217;âge d&#8217;homme. Lausanne 2005, p. 265 s. </p>
<p>Sollicité par ton ardente foi et piété, j&#8217;ai jugé bon, mon enfant, de t&#8217;écrire quelques mots sur l&#8217;amour, de ce que j&#8217;ai appris des bienheureux Pères qui m&#8217;ont précédé et de la lecture des Écritures. (&#8230;) Avec quels mots décrirais-je ce délice et cette nourriture supra-céleste des saints anges, des prophètes, des apôtres, des justes, des martyrs, des saints moines, et de toute la liste de ceux qui sont inscrits dans les cieux ? (…) De nos jours, bien des personnes bonnes et vertueuses, qui mènent une vie effectivement droite et agréable à Dieu par leurs actions et leurs paroles, s&#8217;imaginent qu&#8217;elles ont atteint l&#8217;amour divin, grâce à l&#8217;œuvre insignifiante de miséricorde et de compassion dont elles font preuve à l&#8217;égard de leur prochain. Mais ce n&#8217;est pas la vérité, car elles ne font qu&#8217;accomplir le commandement du Seigneur, lui qui a dit : « Aimez-vous les uns les autres ». Celui qui garde ce précepte est certes digne de louanges, comme quelqu&#8217;un qui garde les divins préceptes, mais ce n&#8217;est certes pas là l&#8217;opération de l&#8217;amour divin. C&#8217;est une voie qui mène à la source, mais ce n&#8217;est pas la source. Ce sont des marches de l&#8217;escalier qui monte vers le palais, mais ce n&#8217;est pas même l&#8217;entrée du palais. C&#8217;est un vêtement royal, mais ce n&#8217;est pas le roi. C&#8217;est un commandement de Dieu, mais ce n&#8217;est pas Dieu. C&#8217;est pourquoi, mon enfant bien-aimé, tu peux tenir cela pour certain : accomplir le commandement de l&#8217;amour par des œuvres accomplies par amour fraternel, c&#8217;est une chose, mais l&#8217;opération de l&#8217;amour divin en est une autre. Tous les hommes peuvent, s&#8217;ils le veulent et en se forçant, accomplir le précepte d&#8217;amour fraternel Mais ce n&#8217;est pas le cas pour l&#8217;amour divin. L’amour divin, lui, ne résulte pas de nos œuvres et ne dépend pas de notre vouloir; il ne peut pas non plus se manifester si nous le voulons, quand nous voulons et comme nous voulons. Il dépend de la source de l&#8217;amour, qu&#8217;est notre très doux Jésus, qui nous le donne s&#8217;il le veut, comme il le veut et quand il le veut. </p>
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		<title>6° dimanche de Paques, 2° lecture</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 19:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ministère de la vigilance

Divo Barsotti
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministère de la vigilance</p>
<p>Divo Barsotti<br />
Les actes des apôtres. Paris. Pierre Téquin, 1999, p. 434-436</p>
<p>Maintenant, Paul envisage l&#8217;avenir. Quand il ne sera plus là, que vivront ceux qui ont été établis pour conduire l’Église ? « Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau » (Ac 20, 28). Jésus lui aussi, avant de mourir, a dit aux siens de veiller. Tant qu&#8217;Il était avec eux, c&#8217;était Lui qui veillait : mais quand Il n&#8217;y sera plus, ils devront veiller. (…) Des dangers continuels menaceront leur vie spirituelle, menaceront la vie même de la communauté. Le chrétien n&#8217;est jamais en sécurité ici-bas. Les anciens devront veiller &#8211; « c&#8217;est la tâche des pasteurs, de veiller sur le troupeau au milieu duquel l&#8217;Esprit-Saint vous a établis » (Ac 20, 28). La claire affirmation d&#8217;une mission donnée par Dieu à ces anciens ou presbytes est importante dans ce texte. Le sacerdoce ministériel n&#8217;est pas délégué par la communauté : c&#8217;est l&#8217;Esprit-Saint qui établit les pasteurs de l’Église. Il existe vraiment une fonction propre aux prêtres ou aux évêques, une fonction propre au sacerdoce ministériel, qui dès l&#8217;origine le distingue du peuple de Dieu. (…) Maintenant, il part. Il ne peut que les recommander à Dieu. L&#8217;apôtre ne suffit pas, à sauver ses fils qu&#8217;il aime. L&#8217;apôtre, avec tout son amour, avec tout son dévouement et son sacrifice, ne suffit pas à sauver la communauté. « Il la recommande à Dieu et à la parole de sa grâce qui a la puissance de bâtir » (Ac 20, 32). (&#8230;) Après le discours, Paul tombe à genoux et prie. La prière liturgique se fait debout, mais Paul fait à genoux cette prière personnelle. Devant Dieu, l&#8217;homme qui fait l&#8217;expérience de son impuissance redevient quelqu&#8217;un qui implore, qui demande miséricorde et se jette à genoux. Mais Jésus, lui aussi, avant la Passion, après le discours d’adieux, s&#8217;était jeté à terre, dans son agonie. Après son testament d&#8217;adieu, Paul se jette à genoux ; et tous prient avec lui. Puis tous l&#8217;embrassent en pleurant. Et c&#8217;est l&#8217;adieu. La charité qui les avait unis confirme leur union pour l&#8217;éternité. En ce baiser de paix, se conclut, peut-on dire, la mission du plus grand des Apôtres de Jésus-Christ : Paul de Tarse.</p>
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