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	<title>Abbaye de Tournay</title>
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		<title>17° vendredi du temps ordinaire</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 22:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean Daniélou
Les saints païens de l'Ancien Testament ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean Daniélou<br />
Les saints païens de l&#8217;Ancien Testament p 125ss.</p>
<p>Il y a (&#8230;) une réelle et mystérieuse liaison entre Job et Jésus. Job est la question, Jésus est la réponse. Jésus répond à Job, d&#8217;abord parce qu&#8217;il partage sa souffrance et qu&#8217;il est le seul à la partager. La souffrance enferme l&#8217;homme dans la solitude. Elle l&#8217;établit au-delà de toute communion. Entre Job et ses amis un abîme est creusé. Ceux-ci le regardent avec stupeur comme un être étranger, comme le surgissement de l&#8217;insolite au milieu de l&#8217;ordinaire, comme marqué d&#8217;un signe du sacré. Mais ils ne peuvent plus parvenir jusqu&#8217;à lui. Seul Jésus franchit cet abîme, il descend dans l&#8217;abîme de la misère, s&#8217;enfonce au plus profond des enfers. Et c&#8217;est seulement parce qu&#8217;il a d&#8217;abord partagé la souffrance de tout être qui souffre, qu&#8217;en Lui et par Lui, tout homme aux prises avec la souffrance retrouve la communion avec les autres hommes.<br />
Jésus répond ensuite à Job parce qu&#8217;il donne un sens à la souffrance. Non pas qu&#8217;il l&#8217;explique, car la souffrance ne rentre pas dans l&#8217;ordre de l&#8217;explication. Mais il la situe dans le monde du mystère. La souffrance est, pour le juste, le moyen de rejoindre le pécheur. Elle se situe dans un univers qui est celui du péché. Mais la souffrance du juste brise la logique de la souffrance et du péché. Elle permet à la souffrance d&#8217;exister là où le péché n&#8217;existe pas. Et comme elle est liée au péché, elle permet au juste d&#8217;assumer le péché par son biais, et ainsi de détruire le péché. Elle permet au juste d&#8217;entrer dans la communion des pécheurs. Ainsi Jésus dévoile le sens caché de la souffrance de Job, qui, pour celui-ci, restait mystérieuse,<br />
Enfin Jésus répond à Job parce qu&#8217;il détruit sa souffrance. Pas plus que la souffrance ne peut être expliquée, elle ne peut être acceptée. Si l&#8217;amour peut la faire assumer, c&#8217;est l&#8217;amour seul qui, en elle, reste aimable et c&#8217;est, au fond, pour la détruire. Le livre de Job est finalement un livre d&#8217;espérance. La résurrection du Christ est la suprême réponse à la plainte déchirante de Job : elle justifie sa protestation.</p>
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		<title>mémoire des saints amis de Béthanie</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 22:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Du monde visible au monde invisible

Roger Poelman
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du monde visible au monde invisible</p>
<p>Roger Poelman<br />
La Vie Spirituelle, oct. 1963, p. 463-464.</p>
<p>L’évangile johannique est essentiellement pascal. Le passage du monde visible au monde invisible s’opère par la mort et la résurrection de Jésus. (&#8230;) Les miracles qu’il choisit de nous montrer, il les appelle des &laquo;&nbsp;signes&nbsp;&raquo;. (&#8230;) Quand il nous donne ces &laquo;&nbsp;signes&nbsp;&raquo;, (&#8230;) c’est sa personne, si étrangement grande et mystérieuse, si proche et si humaine, que le Christ nous découvre. (&#8230;)<br />
 Mais le signe le plus éclatant, celui qui domine tout l’évangile, c’est la résurrection de Lazare, ce mort de quatre jours. Tous en ont été bouleversés. La scène est écrite avec ce sens dramatique que possède saint Jean. Or, ce signe doit mener jusqu’à une réalité bien autrement saisissante encore : &laquo;&nbsp;Je suis la résurrection. Qui croit en moi, fût-il mort, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais&nbsp;&raquo;. Quoi ? &laquo;&nbsp;Ne mourra jamais&nbsp;&raquo; ? Mais qui est-il ce Jésus ? Saint Augustin nous dit dans une de ces formules dont il a le secret : &laquo;&nbsp;Il est la résurrection parce qu’il est la vie&nbsp;&raquo;. Jésus demande à Marthe : &laquo;&nbsp;Crois-tu cela ?&nbsp;&raquo;. Cette même question est posée à tout disciple et elle met en contact avec Quelqu’un. &laquo;&nbsp;Crois-tu cela ?&nbsp;&raquo;. Alors, tu atteins, par ta foi, au-delà de la mort, celui qui vit, le Seigneur ressuscité. Tu ressuscites toi-même en le recevant. La mort n’a plus de pouvoir sur toi. Tu as été donné par le Père au Christ.<br />
Nul mieux que saint Jean ne nous introduit à la vie intime de ce Jésus, à ses mystérieux échanges avec son Père. Le Père aime le Fils. Le Fils dit dans le monde ce qu’il voit, ce qu’il entend auprès de son Père. Il honore son Père, il fait toujours sa volonté, il annonce sa doctrine. Voilà pourquoi le Fils n’est jamais seul. Ces relations sont révélées avec une si délicate tendresse, dans les prières surtout : (&#8230;) &laquo;&nbsp;Je sais, dit encore Jésus, en s’adressant à Dieu, que tu m’exauces toujours&nbsp;&raquo;. En lisant saint Jean, les disciples et les lecteurs sont introduits au sein même de la Trinité et ils découvrent avec stupeur qu’ils sont eux-mêmes l’objet de ces échanges divins !</p>
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		<title>17° mercredi du temps ordinaire</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Croire en l'Homme

Maurice Zundel]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Croire en l&#8217;Homme</p>
<p>Maurice Zundel<br />
&laquo;&nbsp;Ton visage, ta lumière&nbsp;&raquo;, p. 151-153.</p>
<p>Parler de Dieu, c&#8217;est facile, mais découvrir Dieu au cœur de notre vie c&#8217;est difficile. Et justement, c&#8217;est ce que Jésus a fait, parce que, en Jésus, il y a un poids d&#8217;humanité, il y a la passion de l’homme jusqu&#8217;à la mort de la Croix. Il n&#8217;y a pas besoin d&#8217;autre chose pour attirer notre attention, pour nous convaincre, que ce poids d&#8217;humanité, que cette authenticité dans l&#8217;amour de l&#8217;homme, que cette reconnaissance dans l&#8217;homme du Règne de Dieu. Car il ne s&#8217;agit plus maintenant de s&#8217;évader de la terre, de feindre et d&#8217;imaginer un ciel derrière les nuages, il s&#8217;agit maintenant de réaliser en nous et de découvrir dans les autres un Infini qui est inconnaissable s&#8217;il ne se réalise pas en nous. Et c&#8217;est là justement, ce qu&#8217;il y a de si dramatique dans l&#8217;agenouillement du Lavement des pieds. Ce geste qui scandalise les Apôtres et qui contredit toutes les images qu&#8217;ils se sont faites de Dieu et du Messie, ce geste qui se profile sur la Croix qui sera pour demain, ce geste, c&#8217;est vraiment la proclamation unique de la grandeur et de la dignité humaine. (&#8230;)<br />
Et c&#8217;est pourquoi il faudra toujours revenir à cette Religion de l&#8217;Homme qui est la plus difficile, cette religion universelle, cette religion qui n&#8217;exclut personne, cette religion où tout le monde est attendu, cette religion dont chacun est le porteur, cette religion où toute conscience est perçue comme une chance pour le Royaume de Dieu. Il y a là quelque chose de tellement unique, de tellement prodigieux, de tellement fou ! Parce qu&#8217;enfin, qu&#8217;est-ce que l&#8217;homme, l&#8217;homme misérable, l&#8217;homme ligoté par ses convoitises, l&#8217;homme qui utilise ses plus belles découvertes en vue de la destruction. Qu&#8217;est-ce que l&#8217;homme pour qu&#8217;on lui fasse un tel crédit ? Mais justement, c&#8217;est ce crédit de la générosité divine qui doit, peu à peu, le conduire à lui-même, lui faire découvrir au-dedans de lui-même cet Infini dont il rêve, et l&#8217;appeler à le réaliser, à l&#8217;exprimer dans tout son être et dans toute sa vie. Au fond, tout est là ! Si l&#8217;on ne croit pas en l&#8217;homme, il est impossible de croire en Dieu.</p>
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		<title>17° mardi du temps ordinaire</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 22:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Saint Basile
Homélie sur l’humilité]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Poursuis l’humilité comme un amant</p>
<p>Saint Basile<br />
Homélie sur l’humilité, 7.</p>
<p>Comment donc, à l’imitation du Seigneur et de ses disciples, descendrons-nous jusqu’à cette humilité salutaire, une fois percée l’enflure mortelle de l’orgueil ? En nous nous y exerçant en toutes occasions, sans rien négliger sous prétexte que nous n’en subirons nul dommage. Car l’âme prend la ressemblance de ce dont elle s’occupe, elle est façonnée par ce qu’elle fait, ses habitudes la modèlent.<br />
Que toi-même, ton maintien, tes habits, ta démarche, ta manière de t’asseoir, de te nourrir, que ton lit, ta maison et ton mobilier tendent à la simplicité. Que ta parole, ton chant, tes relations avec ton prochain paraissent plus orientés vers la juste mesure que vers le faste. Ne montre pas dans tes paroles la jactance des sophistes ou dans tes chants une voix trop langoureuse. Ne conteste pas d’une façon trop arrogante ou pénible, mais en toutes circonstances, supprime complètement la raideur : aimable avec tes amis, doux avec tes proches, patient envers les querelleurs, humain avec les petits, console les affligés, rends visite à ceux qui souffrent, ne méprise personne. Sois doux quand tu t’adresses à quelqu’un, souriant, complaisant quand tu réponds ; offre à tous un accès facile, ne chante pas tes propres louanges et ne pousse pas les autres à les proclamer.<br />
Par contre, accuse-toi toi-même de tes fautes et n’attends pas d’en être repris par les autres, pour imiter le juste qui commence par s’accuser avant de parler, pour être semblable à Job qui ne se troubla pas devant les gens nombreux de la ville et proclama devant eux sa faute. (&#8230;) Pour le dire en un mot, poursuis l’humilité comme un amant : &laquo;&nbsp;Aime-la, et elle t’apportera gloire&nbsp;&raquo;. C’est ainsi que tu marcheras d’un bon pas vers la vraie gloire, celle qui est dans les Anges, celle qui est près de Dieu. Le Christ te confessera alors comme son disciple devant les Anges ; il te glorifiera si tu imites l’humilité de Celui qui a dit : &laquo;&nbsp;Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>mémoire de sainte Anne et saint Joachim</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 22:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Saint Jean Damascène
Homélie sur la Nativité de la Vierge]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Couple Béni !</p>
<p>Saint Jean Damascène<br />
Homélie sur la Nativité de la Vierge, 4-6 ; 9 ; 12</p>
<p>Joachim et Anne, couple heureux et vraiment sans tache ! Au fruit de votre sein vous avez été reconnus, selon la parole du Seigneur : &laquo;&nbsp;À leurs fruits vous les reconnaîtrez&nbsp;&raquo;. Votre conduite fut agréable à Dieu et digne de celle qui naquit de vous. Ayant mené une vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui doit rester vierge avant l’enfantement, vierge en enfantant, vierge après la naissance, la seule toujours vierge d’esprit, d’âme et de corps. Il convenait en effet que la virginité issue de la chasteté produisît la lumière Unique et Monogène, corporellement, par la bienveillance de Celui qui l’a engendrée sans corps : Celui qui est l’être qui n’engendre pas, mais qui est toujours engendré, pour qui être engendré est la seule propriété personnelle.<br />
Oh ! que de merveilles, et quelles alliances, en cette petite enfant ! Fille de la stérilité, virginité qui enfante, en elle s’uniront divinité et humanité, souffrance et impassibilité, vie et mort, pour qu’en toutes choses le moins parfait soit vaincu par le meilleur ! Et tout cela, pour mon salut, ô Maître ! Tu m’as tellement aimé que tu n’as réalisé ce salut ni par des anges, ni par aucune créature. Mais comme ma première création, ma régénération aussi fut ton œuvre personnelle. Aussi j’exulte, je fais éclater ma fierté et ma joie, je reviens à la source des merveilles ; et, enivré d’un torrent d’allégresse, je frappe à nouveau la cithare de l’Esprit et je chante l’hymne divin de la Nativité. (&#8230;)<br />
Joachim et Anne, couple très chaste, &laquo;&nbsp;couple de tourterelles&nbsp;&raquo; au sens mystique ! En observant la loi de la nature, la chasteté, vous avez mérité les dons qui dépassent la nature : vous avez enfanté au monde une Mère de Dieu sans époux. (&#8230;) Fille très gracieuse et très douce, lis éclos entre les épines, de la souche toute noble et toute royale de David ! (&#8230;) Heureux les bras qui t’ont portée, les lèvres qui ont goûté tes chastes baisers, les lèvres seules de tes parents, afin qu’en tout tu fusses toujours vierge.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>17° dimanche du temps ordinaire, année C</title>
		<link>http://www.abbaye-tournay.com/2010/07/17%c2%b0-dimanche-du-temps-ordinaire-annee-c/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 09:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Saint Bède le Vénérable 
Homélies]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demander la grâce de l&#8217;Esprit</p>
<p>Saint Bède le Vénérable<br />
Homélies, 14, CCL 122, 272-273 275-279</p>
<p>Notre Seigneur et Sauveur désire que nous parvenions aux joies du Royaume céleste. Il nous a appris à le prier lui-même afin de les obtenir, et il a promis qu&#8217;il nous les donnerait si nous les lui demandions. Demandez, dit-il, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte (Lc 11,9).<br />
Frères bien-aimés, il nous faut méditer sérieusement et très attentivement ces paroles du Seigneur. Il affirme en effet que le Royaume n&#8217;appartiendra pas aux inactifs et aux désœuvrés, mais qu&#8217;il sera donné, manifesté et ouvert à ceux qui demandent, &laquo;&nbsp;cherchent et frappent. Nous devons donc demander dans notre prière que la porte du Royaume nous soit ouverte, la chercher par notre vie droite et y frapper par notre persévérance. Car il ne suffit pas de prier uniquement en paroles, il nous faut encore chercher avec beaucoup de soin de quelle manière nous devons vivre pour être dignes d&#8217;obtenir ce que nous demandons. Il déclare lui-même : Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le Royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux (Mt 7,21). (&#8230;)<br />
Voilà pourquoi, mes frères, il nous faut faire des demandes pressantes et des prières incessantes. Prosternons-nous devant Dieu, versons des larmes en présence du Seigneur qui nous a faits (cf. Ps 94,6). Et pour mériter d&#8217;êtres exaucés, examinons soigneusement comment celui qui nous a faits veut que nous vivions, et ce qu&#8217;il nous a ordonné de faire. Cherchons le Seigneur et sa puissance, recherchons sans trêve sa face (cf. Ps 104,4). Et pour mériter de le trouver et de le voir, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l&#8217;esprit (2Co 7,1), car, au jour de la résurrection, seuls ceux qui auront gardé leur corps chaste monteront au ciel, et seuls ceux qui auront le cœur pur contempleront la gloire de la majesté divine.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>16° samedi du temps ordinaire</title>
		<link>http://www.abbaye-tournay.com/2010/07/16%c2%b0-samedi-du-temps-ordinaire/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 22:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Texte du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Grégoire Le Grand
Morales sur Job]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La condition humaine</p>
<p>Grégoire Le Grand<br />
Morales sur Job, VIII, 32, 53</p>
<p>« Tu m&#8217;as placé à ton opposé, et je suis devenu à charge à moi-même », dit Job. (&#8230;) Notre âme aussi, exclue de la solitude intérieure par une joie insouciante, est tantôt déçue dans ses espoirs, tantôt tourmentée par la crainte, tantôt abattue par la douleur, tantôt redressée par une fausse gaieté. Elle aime obstinément les biens qui passent, est sans cesse accablée à la perspective de les perdre, parce que sans cesse, la course qui l&#8217;emporte la fait changer. Soumise à ce qui change, elle varie, elle aussi. Car cherchant ce qu&#8217;elle ne possède pas, elle le reçoit dans l&#8217;inquiétude ; et quand elle a commencé à le posséder, elle n&#8217;a plus de goût à recevoir ce qu&#8217;elle avait désiré. Souvent, elle aime ce qu&#8217;elle avait dédaigné, puis dédaigne ce qu&#8217;elle aimait. Avec peine, elle comprend ce que sont les biens éternels, mais elle en perd vite le souvenir si elle cesse son effort. Elle cherche longtemps pour découvrir quelque peu des réalités d&#8217;en haut, mais retombant très vite dans ses habitudes, elle persévère peu dans ce qu&#8217;elle a découvert. Désirant s&#8217;instruire, c&#8217;est avec peine qu&#8217;elle triomphe de son ignorance ; mais une fois instruite, plus dur encore est le combat à livrer contre la gloriole du savoir !<br />
À grand peine surmonte-t-elle la tyrannie de la chair ; mais pourtant elle endure encore au dedans les images des péchés dont, au dehors, elle a déjà victorieusement réprimé les actes. A la recherche de son Créateur, elle se dresse, mais éblouie par cette vue, le nuage, ami des réalités matérielles, la déconcerte. Elle veut elle-même comprendre comment, incorporelle, elle gouverne son corps, et ne le peut. C&#8217;est merveille de la voir rechercher ce qui est au-dessus de sa portée, et ignorante, perdre courage, devant ce qu&#8217;elle a raison de chercher ! Se voyant tout ensemble, et vaste et bornée, qu&#8217;elle s&#8217;estime telle en vérité : si elle n&#8217;était pas grande, jamais elle ne chercherait ainsi à faire de telles découvertes ; et si elle n&#8217;était petite, elle trouverait au moins cela même qu&#8217;elle recherche.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>ete 2010</title>
		<link>http://www.abbaye-tournay.com/2010/03/ete-2010/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 09:29:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Père Abbé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.abbaye-tournay.com/?p=1502</guid>
		<description><![CDATA[Propositions de l&#8217;hôtellerie  1°/ Retraite : « Heureux les artisans de la paix », les chrétiens et la paix par le frère Irénée du lundi 26 juillet 17 heures au samedi 31 juillet 12 h 00 2°/ L&#8217;Ecole du Regard : - Le mouvement nabi et le peintre Maurice Denis par Monsieur Raymond Tétart - L&#8217;aménité du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Propositions de l&#8217;hôtellerie <br />
1°/ Retraite : « Heureux les artisans de la paix », les chrétiens et la paix<br />
par le frère Irénée</p>
<p>du lundi 26 juillet 17 heures<br />
au samedi 31 juillet 12 h 00<br />
2°/ L&#8217;Ecole du Regard :</p>
<p>- Le mouvement nabi et le peintre Maurice Denis<br />
par Monsieur Raymond Tétart<br />
- L&#8217;aménité du lieu dans la peinture de Jacques Stella<br />
par le frère Matthieu<br />
   <br />
du lundi 2 août 10 heures<br />
au vendredi 6 août 17 h 30<br />
3°/ Retraite : « Vivre aujourd&#8217;hui une spiritualité de communion »<br />
par le frère Joël</p>
<p>du lundi 9 août 17 heures<br />
au vendredi 14 août après-midi</p>
<p>(possibilité de rester pour célébrer<br />
la fête de l&#8217;Assomption de Notre Dame)</p>
]]></content:encoded>
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