Vendredi de la 1ère semaine du Temps Ordinaire – Mémoire de saint Antoine

Genèse 6,5-22 + 7,17-24

L’Evangile, fondement de l’ascèse

Père Matta El-Maskîne

Saint Antoine, ascète selon l’Evangile, p. 50s

        L’Evangile est la source fondamentale de notre ascèse. C’est à la lumière des préceptes évangéliques que se déroule toute la vie de l’ascète.

        Les Saintes Ecritures suffisent à notre enseignement. Voici ce qu’Antoine recommandait à ses disciples : Croire au Seigneur, et l’aimer, s’imprimer dans l’âme les préceptes des Ecritures, et se souvenir des actions des saints, pour mettre à l’unisson de leur zèle une âme toujours attentive aux commandements divins.

        Si l’âme revêt, comme armure, la patience perpétuelle et l’attachement aux témoignages inspirés par Dieu, alors l’Esprit-Saint montre à l’intellect comment purifier l’âme et le corps.

        Sachez aussi que tous les commandements ne sont ni lourds, ni pénibles, mais qu’ils sont plutôt une lumière véritable et une joie éternelle pour celui qui leur obéit jusqu’au bout.

        On demandait à Antoine : Que faut-il observer pour plaire à Dieu ? Le vieillard répondit : Observe ce que je vais te recommander : Où que tu ailles,  aie tout le temps Dieu devant tes yeux, et, pour chaque action que tu accomplis, recherche un témoin de l’Ecriture qui en assure le bien-fondé.

        Car je sais que celui qui connaît l’Ecriture, connaît Dieu : et celui qui connaît Dieu, connaît ses desseins qu’il réalise dans ses créatures.

        Des  frères se rendirent chez Abba Antoine et lui dirent : Dis-nous une parole : comment être sauvé ? Le vieillard leur dit : Ecoutez-vous l’Ecriture ? Elle vous convient fort bien. Et ils répartirent : Mais nous voulons l’entendre de toi, Père. Alors, le vieillard leur dit : L’Evangile dit : Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Ils dirent : Nous ne pouvons pas faire cela. Le vieillard leur dit : Si vous ne pouvez pas tendre l’autre, supportez au moins qu’on vous frappe sur une joue. Nous ne le pouvons pas non plus. – Si vous ne le pouvez pas non plus, ditil, ne rendez pas le mal que vous avez reçu. Et ils dirent : Nous ne le pouvons pas non plus. Alors le vieillard dit à son disciple : Prépare-leur une petite bouillie de farine, car ils sont malades. Si vous ne pouvez pas ceci et ne voulez pas cela, que puis-je faire pour vous ? Vous avez besoin de prière.