Lundi de la 31ème semaine du Temps Ordinaire – Mémoire de saint Charles Borromée

Jérémie 37,21 + 38,14-28

Avec Jésus Paul VI

Saint Charles Borromée

Textes choisis : homélies, sermons et entretiens, p. 130s

        Que le Christ soit toujours avec nous, et nous ne périrons point. Et comment ne serait-il pas toujours avec nous, si nous ne le rejetons pas en péchant, si nous ne nous rendons point indignes de sa grâce ? Il nous sera souverainement avantageux de nous unir plus étroitement à lui en le recevant fréquemment dans la Très Sainte Eucharistie. Devant elle, les tempêtes frémissent, les éclairs s’évanouissent, les démons se cachent, les tentations fondent comme cire au soleil. Son pouvoir s’exerce contre tous les dangers, spirituels et corporels.

        Ce qui nous est aussi nécessaire, nous est donné par le sacrement de confirmation, sacrement qui éloigne la crainte, chasse la pusillanimité, fortifie l’homme tout entier, non seulement pour croire ce qu’enseigne la foi catholique, mais encore pour la défendre et la professer librement et ouvertement.

        Le Seigneur veut que nous priions, et cela avec ferveur. Pourquoi nous exhorter à la prière ? Tout nous y invite : les périls que nous traversons, cette mer immense que nous traversons, les fréquentes tempêtes qui nous assaillent, les écueils que nous rencontrons. Ne voyons-nous pas combien dangereusement nous sommes proches de la mort, combien nous sommes exposés à l’activité de féroces dragons ? Alerte donc, et, avec les disciples, implorons le Seigneur ! Lui, il ne dort pas ! Savons-nous pourquoi il nous semble endormi ? C’est parce que c’est nous qui dormons. Lui, il veille, il siège à la droite du Père, afin de secourir ceux qui l’invoquent. Avec confiance donc, et d’une voix puissante, crions vers lui : Maître, est-il possible que tu sois indifférent à notre sort ? Tu vois bien que nous sommes proches de la mort, que nous qui sommes tiens devenons les esclaves de Satan, que l’effusion de ton Sang précieux est rendue inutile par vos prévarications. Il s’agit de ton honneur, de la gloire de ton Nom, ô Jésus ! Sauve-nous, car nul ne peut nous sauver sinon toi ! Commande à la mer et au vent pour qu’ils se calment, commande au démon pour qu’il se taise ! Que si avec ta permission, la tentation nous assaille, donne-nous les forces nécessaires pour que nous ne soyons pas submergés par les flots du péché, mais que nous parvenions sans encombre au port de ton Royaume.