Lundi de la 27ème semaine du Temps Ordinaire – Mémoire de Notre-Dame du Rosaire

Isaïe 30, 1-18

Le RosairePaul VI

Historique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosaire.aux_origines

La dévotion du Rosaire était déjà en usage chez les Cisterciens, depuis le XII° siècle, et s’est développée, au XIII°, sous l’influence des Dominicains. Il n’existe sous sa forme actuelle qu’à partir du XIV° siècle. C’est pourquoi de nombreux tableaux de la Vierge du Rosaire présentent celle-ci offrant une rose ou un chapelet à saint Dominique. Les mêmes tableaux lui associent souvent Catherine de Sienne, une des plus célèbres dominicaines. En général, on y montre, dans des médaillons ou des cartouches entourant la scène, les quinze mystères du Rosaire. De nombreuses œuvres picturales représentent le Rosaire donné à saint Dominique ou à Alain de la Roche, mais aussi des personnes le récitant, agenouillé, avec un rosaire autour du cou, ou à la main.

Le mot Rosaire est attesté dès le XIII° siècle. Le mot rosarium désigne en latin une roseraie, ou un champ de roses. Alain de la Roche ne voulait pas employer ce terme qui évoquait pour lui le paganisme, et lui préférait le nom de Psautier de Notre-Dame. Le Rosaire comprenait donc une guirlande d’Ave et de méditations autour de la vie du Christ.

Le Rosaire des Dominicains daterait du XIII° siècle. Il consiste à la récitation de 50 ou 150 Ave Maria, mais ceux-ci proviennent des 150 psaumes de la Bible. Un manuscrit antérieur à l’an 1200 montre un chapelet de 50 Ave séparés en dizaines.

Saint Dominique, au XIII° siècle, aurait eu la révélation du Rosaire lorsque le catharisme se répandait dans le Sud-Ouest de la France. A la bataille de Muret, il aurait soutenu, par la récitation du Rosaire, les soldats de Simon de Montfort. Retiré ensuite dans une forêt aux portes de Toulouse pour prier, au terme de trois jours, il aurait reçu le Rosaire comme moyen pour convertir les populations du pays toulousain. Cette légende ne fait que traduire l’attachement des dominicains à la récitation du Rosaire, mais celui-ci ne s’est stabilisé que beaucoup plus tardivement, vers le XV° siècle.

En effet, c’est au frère Alain de la Roche, né en Bretagne en 1428, entré dans l’Ordre des Prêcheurs que l’on doit sa diffusion. C’est vraiment lui qui est le grand apôtre du Rosaire qu’il appelle Psautier du Christ et de la bienheureuse Vierge Marie. On lui doit surtout la division des trois cinquantaines (Mystères joyeux, douloureux, glorieux) et en 15 mystères précis. Mais il attribue l’origine du Rosaire à saint Dominique, mort en 1221, le fondateur de son Ordre.