2° lecture Dimanche de la 27ème semaine du Temps Ordinaire

Isaïe 22, 1-14

Annonce de la ruine de Jérusalem par les RomainsPaul VI

Théodoret de Cyr

Commentaire sur Isaïe, SC 295, p. 161s

Le prophète Isaïe s’adresse maintenant à Jérusalem. Il l’appelle Ravin de Sion à cause de la désolation que les Romains lui ont infligée. Que t’est-il arrivé puisque vous êtes tous montés sur les terrasses, ville folle ? La ville est remplie de gens qui poussent des cris, la ville qui fait la fière. Quel événement étrange, quel événement extraordinaire s’est produit, puisque la ville qui montrait contre tous son arrogance s’est remplie de désordre et de tumulte, au point qu’on a occupé jusqu’aux terrasses et qu’on observe d’en-haut la foule des ennemis ? Tes blessés n’ont pas été blessés par l’épée, les morts ne sont pas morts à la guerre. Ce ne sont pas les ennemis qui ont exercé leur force contre toi, mais moi qui t’ai livrée à cause de ta folie à mon égard. C’est pourquoi, les chefs se sont enfuis, et tous ceux qui furent pris, on les mit dans les chaînes ; il ne s’agit pas seulement des chefs, mais aussi de ceux des soldats qui se distinguaient d’ordinaire au combat : les uns prirent la fuite, les autres furent pris et enchaînés.

Après cette prophétie, le prophète ajoute : C’est pourquoi, j’ai dit : Détournez-vous de moi, je vais pleurer amèrement ; n’insistez pas pour me consoler de la ruine de la fille de ma race. Ils ne peuvent pas trouver de consolation pour les malheurs survenus à la cité. Le prophète l’appelle fille de ma race, parce que c’est d’elle qu’il fait, lui aussi, descendre sa race. Car c’est un jour de désordre et de destruction, d’écrasement et de dispersion de la part du Seigneur Sabaoth : dans les ravins ils errent, du petit jusqu’au plus grand, ils errent sur les montagnes. Le temps des calamités est arrivé pour eux, c’est pourquoi les plus considérés sont devenus pour tous une proie facile. Voilà la raison qui leur a même fait abandonner leur cité pour les montagnes où ils errent dans l’espoir de se procurer le salut par la fuite.