COMMUNIQUÉ

Communiqué

 

A partir du Jeudi 21 mai, fête de l’Ascension, le magasin sera ouvert, chaque jour, de 14 h 30 à 17 h 30, moyennant le respect des conditions sanitaires nécessaires, notamment le port du masque.

Messe du Dimanche 24 mai à 10h00.
Capacité d’accueil de 40 personnes, l’utilisation de masques est obligatoire. Merci de respecter la distanciation sociale et d’apporter votre masque.

Le Dimanche 31 mai, solennité de la Pentecôte, l’église sera de nouveau ouverte pour la Messe à 10h00 et pour les Vêpres à 17 h 15.

Par contre l’hôtellerie n’ouvrira pas ses portes avant le 11 juillet, fête de Saint Benoît. Les conditions d’accueil seront précisées dans le courant du mois de juin.

 

Merci de votre compréhension.

 

JOYEUSE FÊTE DE PÂQUES À VOUS TOUS

 

                     HOMÉLIE

    

7ème dimanche de Pâques (A)

 

En ce dimanche, l’Eglise invite les disciples du Christ à prier pour les « moyens de communication sociale » mais aussi, selon le message du Pape François, « à réfléchir aux récits, cette narration d’évènements qui deviennent signe d’une mémoire personnelle et collective. » Par leurs multiples travaux, les exégètes depuis quelques années aident le peuple de Dieu à retrouver le sens de l’histoire grâce aux récits qui la racontent. Le livre des Actes des apôtres proclamé tout au long du Temps pascal n’est qu’ un long récit dont nous avons entendu aujourd’hui seulement quelques versets nous racontant ce que firent les apôtres après l’Ascension. Les deux autres textes de ce dimanche ne sont pas des récits mais une méditation de St Pierre et une prière de Jésus. Récit, méditation, prière : trois communications du mystère de Dieu ! Comment accueillons-nous ce mystère qui, selon St Jean est don de la vie éternelle ! Et si nous ne savons pas trop ce que recouvrent ces mots, Jésus en précise le contenu : la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. (Jn 17, 3)

 

Alors inévitablement la question rebondit : qu’est-ce que je connais de Dieu, de Jésus-Christ ?  Ne pas connaître le Père, ne pas connaître Jésus-Christ, c’est ne pas vivre. Le contexte de cet Evangile est celui d’une prière, la prière de Jésus. Arrêtons-nous d’abord à ce contexte.

 

Tous, nous nous interrogeons sur la prière. Pourquoi prier ? Comment prier ? S’il existe bien des méthodes, des sessions, des traités de spiritualité, la question reste posée et elle est posée à chacun de nous : quand je prie, qu’est-ce que je fais ? qu’est-ce que j’entends ? qu’est-ce que je dis ?

St Matthieu et St Luc, dans leurs récits évangéliques, nous font part de l’enseignement de Jésus sur la prière mais St Jean ne fait pas un récit, il introduit son lecteur dans la prière même de Jésus. Jusque-là on a vu Jésus se déplacer, appeler, débattre, guérir, enseigner, se retirer dans la solitude pour invoquer Dieu. Mais là, le lecteur devient témoin d’une intériorité extrême, de la relation unique qui unit Jésus à son Père. Si nous y prêtons attention, les paroles que Jésus adresse à son Père ne sont pas une prière rituelle les psaumes que Jésus priait seul ou avec son peuple. La prière de Jésus nous révèle une relation. Son contenu nous éclaire : il n’y a pas de relation sans connaissance et cette connaissance de Dieu et de son Fils Jésus-Christ nous donne accès à la vie éternelle.

 

Comment réagissons-nous devant une telle intimité ? Par pudeur, s’en aller sur la pointe des pieds ? Par frayeur, vite oublier les paroles lues et entendues ? Si St Jean nous fait témoins de la prière intime de Jésus, ce n’est pas pour nous rendre indiscrets mais pour nous apprendre à trouver notre juste place, à oser entrer nous-mêmes dans la prière de Jésus pour que nous le connaissions.

 

Au matin de Pâques, souvenons-nous que St Jean confirmait toute la tradition d’Israël : Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. (Jn 1, 18)  Par toutes ses paroles, par toutes ses actions, Jésus nous révèle le Père. N’a-t’il pas dit à Philippe : qui m’a  vu a vu le Père ? (Jn 14, 9)  Il ne s’agit pas d’avoir des idées sur Dieu ! Des idées ne donnent pas la vie. Il s’agit d’une connaissance, vivante, toute simple, donnée aux tout-petits (Lc 10, 21), aux cœurs purs (Mt 5, 8) à ceux qui sont simples comme des enfants (Mt 18, 3)

Connaître le Père, c’est écouter Sa Parole qui s’est faite chair (Jn 1, 14)

Connaître le Père, c’est Le contempler à travers le visage de Jésus (Jn 14, 9)

Connaître le Père, c’est avoir les sentiments qui sont dans le Christ Jésus (Phil 2, 5)

 

Pour entrer dans cette connaissance combien notre cœur mais aussi notre intelligence doivent être transformés, purifiés ! Cette purification est l’œuvre de l’Esprit Saint qui procède du Père et repose dans le Fils, l’Esprit qui nous est donné pour habiter en nous et nous faire agir.

Dans ces jours qui nous préparent à la Pentecôte, unis à Marie et aux apôtres se tenant dans la chambre haute, soyons nous aussi, assidus à la prière (Ac 1, 13-14) : implorons la venue de l’Esprit en nous. Si nous osons Le laisser faire, le fruit de notre prière sera missionnaire : non seulement nous connaîtrons Dieu et son envoyé mais aussi nous les reconnaîtrons à l’œuvre dans nos vies et nous les ferons connaître au monde.  Amen.

 

frère Joël

Christ est ressuscité Alleluia