COMMUNIQUÉ

 

Le magasin sera ouvert du:

MARDI AU SAMEDI

MATIN : 10h30 à 11h45

APRÈS-MIDI : 14h30 à 17h45

DIMANCHE

MATIN : 11h15 à 12h15

APRÈS-MIDI : 14h30 à 17h45

FERMÉ LE LUNDI MATIN

Nous demandons que les conditions sanitaires nécessaires soient remplies, en particulier l’utilisation d’un masque.

 

Messe de la semaine à 09h 30

Messe du Dimanche à 10h 00

Capacité d’accueil de 40 personnes, l’utilisation de masques est obligatoire. Merci de respecter la distanciation sociale et d’apporter votre masque.

 

Par contre l’hôtellerie n’ouvrira pas ses portes avant le 11 juillet, fête de Saint Benoît. Les conditions d’accueil seront précisées dans le courant du mois de juin.

 

Merci de votre compréhension.

 

HOMÉLIE

 

13° Dimanche TO (A)

 

Impraticable Evangile ? La question n’est pas déplacée et sans doute, bien des lecteurs et des auditeurs se la posent. Pour donner une réponse, il faut alors replacer ces versets dans leur contexte, le chapitre 10 de l’Evangile selon St Matthieu qui relate l’envoi des Douze en mission, leur première mission. Une fois appelés, les Douze dont nous connaissons les noms, reçoivent un pouvoir, celui d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité (Mt 10, 1) Pouvoir énorme si l’on y pense, pouvoir vraiment divin. Ce pouvoir, les Douze ne pourront l’exercer qu’en respectant des intructions données par le Maître. Recevant le même pouvoir que leur Maître, les disciples auront à vivre le même destin. Il en va d’une conformité radicale : le disciple n’est pas au dessus de son maître, ni le serviteur au dessus de son seigneur. (Mt 10, 24) affirme Jésus.

Tout disciple est envoyé pour redire et refaire ce que le Maître a déjà dit et a déjà fait. Le radicalisme évangélique n’accepte aucun partage : Jésus n’est pas un parmi d’autres. Il est LA perle précieuse de nos vies et ne peut faire nombre avec nos multiples collections. Cette exigence traverse toutes les relations, celles de nos communautés d’appartenance, de la vie sociale, celles que l’on exerce par rapport au travail et aux biens. Celles aussi de nos relations de famille, liens imprescriptibles, que Jésus remet en question : qui aime son père, sa mère ou son fils, sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. (Mt 10, 37) Jésus est Jésus : il ne fait concurrence à personne. Il s’agit de Le mettre au fondement de tout, d’entendre la vérité de son appel et y répondre jusqu’à accepter de perdre sa vie. Un vrai choix, libre et personnel.

Paroles dures, impraticable Evangile ? Regardons les disciples : bien que sans doute bouleversés et inquiets, il sont partis sans illusion, conscients des épreuves qu’ils auront à souffrir. Le Royaume qu’ils annoncent n’est pas encore le paradis. Jésus qu’ils commencent à connaître n’est pas le doux rêveur de Galilée (Renan), Il est plutôt le grand perturbateur des idées établies et des gens en place, trop en place. Les exigences toujours actuelles de l’Evangile peuvent en tout cas nous aider à réfléchir et à contruire ce « monde d’après » dont il est tant question dans les medias depuis la pandémie dont nous ne sommes pas encore sortis !

Dans un ouvrage récent, Mgr de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Evêques de France, répondant à l’invitation du Président Macron que lui soient communiquées réflexions et suggestions suscitées par la crise, cite l’hospitalité comme modèle des relations humaines : « le modèle des relations entre les humains ne devrait pas être le conflit ou la compétition, ni même le commerce, ce devrait être l’hopitalité » et il ajoute : « le modèle du progrès humain doit être la croissance dans le don de soi et le service des autres rendue possible par l’hospitalité mutuelle entre les humains, non pas utopie mais espérance qui passe par le chemin intérieur de chacun. » Cette conviction énonçée pour notre monde d’aujourd’hui nous dit combien l’Evangile est actuel et reste la première source à laquelle puiser l’énergie dont nous avons besoin. En nous disant : Qui vous accueille m’accueille (Mt 10, 40) Jésus souligne la force et la grâce de l’hospitalité.

La loi nouvelle du Royaume a la rudesse de la Croix. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi (Mt 10,38). L’expérience de St Paul nous éclaire : si par le baptême qui nous unit à la mort du Christ nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle. (Rom 6, 4) Vie nouvelle ? Rien d’autre que  « être-avec ». C’est la définition du disciple : Jésus en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. (Mc 3, 14-15)

Chaque jour inventer sa vie avec le Christ : magnifique aventure qui, depuis 2000 ans, vaut vraiment la peine d’être vécue.

 

Fr. Joël